Depuis un peu plus d’un an, nous vivons une période pour le moins déstabilisante. Cette pandémie a plus ou moins bouleversé plusieurs vies et nous espérons toutes et tous pouvoir retrouver rapidement le cours de nos anciennes habitudes et idéalement en mieux, dans un esprit de partage et de bienveillance.

Le rapport au travail

Comme vous le savez, je n’exerce plus de profession depuis six ans. J’arrête de dire que « je ne travaille plus » car si en fait, j’ai continué à travailler, mais pas comme la société ou certaines personnes le conçoivent. J’ai écrit et auto-édité trois livres, je tiens un blog en publiant des articles, je m’occupe de la maison, des tâches ménagères en étroite collaboration avec mon chéri😉.

Lorsque le tout premier confinement a été instauré, cela n’avait pas changé grand-chose à ma vie. Je ne me rendais plus sur mon lieu de travail depuis un certain temps, je n’avais plus de collègues ; ma vie sociale en avait déjà pris un coup dès mon licenciement quelques années auparavant. Cependant, je me suis sentie chanceuse de vivre cet évènement en province et de ne pas être trop privée du grand espace naturel qui m’entoure et qui m’apporte énormément de réconfort et de sérénité.

Et puis on a commencé à parler de télétravail et là, ça a fait tilt dans ma tête. Je me suis dit « enfin tu peux espérer retrouver un emploi, te réinsérer dans la société et surtout, exister… » Je me suis donc lancée dans une activité de conseillère beauté à domicile. Comme les réunions étaient interdites à domicile, on avait à disposition des boutiques en ligne et on conseillait nos clientes par téléphone, en Visio et par les réseaux sociaux. J’étais vraiment très excitée et hyper motivée de pouvoir à nouveau exercer ce métier que j’aime énormément et en plus de chez moi. Je travaillais avec une marque que j’aime beaucoup et dont les valeurs me correspondent ; ma santé n’aurait plus été un frein car je gérais mon temps comme je le désirai et en fonction de mon état au quotidien. J’avais de nouvelles relations professionnelles, des formations sur internet, je rencontrais virtuellement de nouvelles clientes et c’était vraiment très agréable de renouer avec le monde du travail tel que la société le décrit.

Cette belle aventure n’a duré que trois mois, le temps que je déclare mes commissions au service invalidité de la sécurité sociale. Plus le montant est important et plus celui de la pension diminue, ce qui est tout à fait normal. Je dirai même que j’aurais préféré gagner un salaire et ne plus percevoir cette pension, mais mes commissions étaient encore trop faibles pour qu’elles aient une quelconque influence sur son versement. Enfin c’est ce que je pensais… L’organisme avait tout simplement suspendu ma pension sous prétexte de recalculer son montant. Il l’a décidé sans me prévenir, me mettant devant le fait accompli. Heureusement que je ne vis pas seule ! Jamais il ne se serait demandé par quel moyen j’aurais payé mes charges mensuelles, mes factures… Tout est rentré dans l’ordre le mois suivant, mais cet incident m’avait pour le moins refroidi et j’ai arrêté mon activité. Si à chaque fois, ma pension devait être suspendue pour une cinquantaine d’euros de commissions perçues, ce serait du stress inutile à gérer.

L’impact des réseaux sociaux dans la vie

Comme je ne lâche rien, j’avais décidé de continuer à donner des conseils beauté par pur plaisir, via différents comptes sur les réseaux sociaux et quand je m’apercevais que cela ne prenait pas ou ne me convenait plus, je laissais tomber pour recommencer autre chose trois jours après. Grâce à mon compte formation, j’ai pu en faire une, Rédactrice web, en sept jours. Wouah ! Je ne sais pas si je le suis devenue, mais j’ai tout de même appris quelques bases dont une qui m’a laissée sans voix. Lorsque l’on écrit un article dans un blog, ce que je suis en train de faire, il faut respecter des règles imposées par le moteur de recherche. Alors quoi, il faudrait aussi que je m’incline aux désidératas d’un logiciel pour que mes articles soient visibles et donc lus. Super ! Et que faisons-nous de l’inspiration, de nos émotions. Et que dire des différents algorithmes dictés par les réseaux sociaux ! Attention, je ne crache pas sur eux ; au contraire, pour ma part, heureusement qu’ils existent, car ils me permettent de communiquer sur mes écrits, de partager des moments de vie avec mes proches, et de retrouver des amis.es d’enfance. En revanche, lorsque l’on souhaite faire connaître son activité, si encore une fois le règlement n’est pas respecté à la lettre, nos publications ne sont même pas vues. Par exemple, lorsque j’ai publié mon livre sur les violences conjugales, je pensais évoquer un sujet important et transmettre un message percutant, mais en fait pas du tout. Ce qui est important pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres et je n’ai pas réussi à toucher un large public ; c’est ce point qui m’a fait douter de mes réelles compétences d’écrivaine. Je caressais l’espoir d’être contactée par une maison d’édition ou grâce à mes articles, par un magasine ou un web média. Je regardais sans cesse mes postes pour vérifier le nombre de like ou de commentaires. Je devenais complètement dépendante d’internet et ses applications.

Tout ceci pour dire que lorsque l’on n’exerce plus un métier pour quelque raison que ce soit, on peut vite sombrer dans une forme de dépression et de solitude. Mon moyen, pour y échapper était de commencer et recommencer sans cesse un projet, même si cela pouvait paraître un peu brouillon jusqu’à ce que je trouve celui qui me correspond. Je me rends compte, pour celles et ceux qui me suivent depuis le début, que cela puisse paraître déroutant. J’ai fini par réaliser que la société dans laquelle nous vivons, ne nous a jamais appris l’acceptation de ne rien faire, de rester là et d’être soi tout simplement. Alors, nous avons toujours ce besoin irrésistible de bouger, de courir après le temps, de toujours en vouloir plus, de vouloir être reconnu, … Au final, c’est ce que j’ai toujours voulu, être reconnue dans mes anciennes professions, et encore plus aujourd’hui en étant malade.

Être et faire de son mieux tout simplement

Ce blog « Les Conseils de Mimi » sera, je l’espère, le résultat positif de tout ce chemin parcouru plus ou moins de manière chaotique, mais surtout de tout ce en quoi je crois… moi. Cela peut paraître prétentieux, mais en fait non. Si je ne crois pas en moi, qui le fera ? J’apprends à le faire un peu plus chaque jour et ce qui en ressort est que j’ai toujours aimé écouter et conseiller et cela a toujours été dans toutes mes expériences professionnelles. Je me sens bien lorsque j’écris aussi ; ce blog a donc toute sa place dans ma vie. Je suis humaine et comme tout être humain, on essaie, on échoue puis on se relève, en tout cas on essaie. Il y a des moments où je baissais les bras car j’avais l’impression de ne pas être reconnue et comme pour tout être humain la reconnaissance si infime soit-elle, est un facteur important pour son épanouissement. Alors oui, vous allez me dire que l’essentiel est d’être bien dans ce que l’on réalise et d’être en accord avec soi sans attendre l’approbation des autres et vous avez entièrement raison. Mais il faut être honnête, un compliment, un retour, un avis constructif, sur notre travail ou son partage fait toujours plaisir. Je le sais, je l’ai vécu☺. J’ai toujours été très encouragée dans mes anciens postes, pour mes livres et mes articles et puis de nouveau il faut être honnête, lorsque l’on essaie de se faire connaître via les réseaux sociaux, par des inconnus et que cela ne fonctionne pas comme on le voudrait, on finit par être déçu, par laisser le doute s’installer et remettre en cause notre légitimité face à notre activité et dans mon cas, c’était sur le fait d’être autrice, écrivaine ou blogueuse.

Aujourd’hui, j’ai ma réponse. Avec de la volonté, de la patience et du lâcher prise, j’arrive à atteindre petit à petit mes objectifs et en écoutant mon cœur, je réalise mes rêves. Je garde la foi malgré les épreuves, comme je l’ai toujours fait. Je prends le temps pour aimer, prier, méditer et remercier. Et comme le dit si bien le proverbe : « Tout vient à point qui sait attendre ».

Vous qui me lisez, comment avez-vous vécu ces périodes de confinement ?

Et surtout, sentez-vous libres de commenter et partager vos idées, vos points de vue dans un esprit de bienveillance. Vous pouvez également me suivre sur Facebook et Instagram 😃

Michèle, la Terrienne