Cela faisait pourtant des années que l’on en parlait dans les reportages diffusés à la télévision, mais personne n’a donné d’importance à ce fléau … à ce poison. Jouer avec la vie des gens, les éliminer à petit feu à l’aide du chlordécone et tout ceci pour une histoire de pognon.

Cela fait des décennies que nous le dénonçons, et aux questions que nous posons, on ne nous répond qu’avec mépris. Aujourd’hui, on en parle comme d’une nouveauté ; à ce jour, cette substance maudite fait presque la une de l’actualité. 

Malgré les nombreuses alertes sur son utilisation, malgré les nombreux cancers en prolifération, le pouvoir de l’argent a toujours son dernier mot alimentant toujours un peu plus ce phénomène de pollution.

Malgré son interdiction en 1993, le chlordécone a non seulement décimé des vies humaines mais il faudra attendre 700 ans pour dépolluer les terres martiniquaises et guadeloupéennes ; sept siècles, pour pouvoir retravailler le sol sans être contaminé, pour vingt ans d’empoisonnement sous prétexte de rentabilité. Pourtant, par soucis d’enrichir encore et encore les plus « haut placés », on continue toujours plus à gaver la terre de pesticides au détriment de notre santé.

D’origine antillaise, je suis évidemment attristée par cette catastrophe qui a forcément touché de près ou de loin des connaissances, des intimes et évidemment un flot d’anonymes. Pour dénoncer ces agissements, qu’allons-nous faire ? En parler aux informations pendant une ou deux semaines pour ensuite enterrer pendant des années, cette sordide affaire ? 

J’ai donc décidé avec mon humble clavier, d’écrire à ce sujet afin qu’il circule, qu’il soit lu et abondamment partagé. N’ayant aucun pouvoir et refusant de toute façon d’en avoir, je me rends tout à fait compte que cet article ne sera qu’une infime goutte d’eau dans l’Histoire. Mais je me suis dit peut-être naïvement, que ce cri du cœur doit être entendu par le plus grand nombre de lectrices et de lecteurs.

Depuis plus de vingt ans, les terres antillaises sont contaminées. Combien d’autres rivières et donc d’autres vies, doivent être sacrifiées au nom d’une surproduction démesurée ? Je n’ai pas le statut requis pour faire entendre ma voix dans une quelconque assemblée mais en tant que citoyenne, j’ai le devoir de m’exprimer et d’alerter mon entourage par mes petits moyens. Pour le présent et l’avenir de la planète, j’ai choisi d’agir sur ma consommation et tous mes gestes quotidiens. Cela n’effacera malheureusement pas ce « drame sanitaire », comme ils disent… Personnellement je l’appellerai un génocide humanitaire.

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Michèle, la Terrienne