Ce titre vous semblera un peu présomptueux mais oui, il l’est… Au moment où j’écris ce tout premier article, je ne me suis jamais autant sentie en plein accord avec moi-même. Je vous explique. Si vous avez lu ma brève présentation, vous avez certainement noté que j’ai une invalidité et grâce à cela, j’ai eu le temps nécessaire pour écrire trois livres.

  1. IL ETAIT UNE FOIS

Commençons donc par le début. Il y a douze années de cela, j’ai commencé à avoir des ennuis de santé comme des crises de sciatique aigües, des fourmillements dans les jambes et je vous en passe les meilleurs Je peux vous dire qu’en tant que conseillère dans une grande parfumerie, ce n’était pas une partie de plaisir ! Les va-et-vient dans les allées, le rangement des produits et bien sûr, la position debout prolongée. J’adorais mon métier et je mettais tout en œuvre pour être tous les jours au taquet ! Ce qui signifie plus précisément que je ne tenais absolument pas en compte de la dégradation de mon état et donc des signaux que mon corps m’envoyait. Au contraire ! Je me gavais d’anti-douleurs en espérant que les symptômes disparaissent aussi vite qu’ils aient pris possession de mon être. (J’emploie volontairement le mot « être » car j’ai appris à reconnaître la femme que je suis dans toute sa globalité, corps, âme et esprit.) J’avais même poussé le vice assez loin, en refusant une inaptitude à mon poste de peur de ne plus pouvoir travailler et donc subvenir aux besoins de ma famille et des miens. Et puis comme je vous le disais, j’aimais accueillir et conseiller la clientèle, tout comme lorsque je recevais les patients à l’hôpital où j’exerçais en tant que secrétaire dans divers services de consultation.

J’ai toujours eu ce souci du bien-être de l’autre, apparemment au détriment du mien. Ne dit-on pas que pour bien s’occuper de notre prochain, il faut déjà bien s’occuper de soi-même ? Je pense que cela va encore plus loin… Et si déjà, on apprenait à se connaître, à s’accepter avec ses forces et ses faiblesses, à s’aimer et donc à prendre soin de soi. C’est ce que j’ai commencé à faire à la quarantaine passée.

Il aura fallu tant d’années et que deux maladies viennent me titiller pour enfin comprendre un des grands messages de la vie, « prendre de soin de soi ». Ces pathologies dont je vous parle sont la maladie de Tarlov et la fibromyalgie, mais je vous en parlerai un peu plus en détail dans de prochains articles. Ce qui est amusant dans cette découverte est que j’ai passé une bonne partie de ma vie à transmettre autour de moi la fameuse phrase : « Prenez bien soin de vous ». Les cordonniers sont les plus mal chaussés me direz-vous et je vous le confirme.

  • FAIRE COMME SI

Ah oui, pour prendre soin de moi, je le faisais ! Je prenais un réel plaisir à mes soins quotidiens de la peau, à me crémer, me maquiller, me parfumer… Je pensais que c’était la seule définition de « prendre soin de soi ». Je ne dis pas que cela n’est pas bien, au contraire ; je pense juste que cela n’est pas suffisant et j’irai même plus loin en déclarant que ce n’est pas le commencement, en tout cas me concernant. Oui, car si j’avais appris à me connaître, à m’accepter puis à m’aimer, aurais-je eu besoin de tous ces artifices pour plaire ? Surtout que l’on nous apprend dès le plus jeune âge, à satisfaire le garde des autres avant le nôtre ! Ce serait un excellent sujet d’article, non ? 😏

Pour en revenir à ma petite histoire, les douleurs, l’épuisement ont pris le dessus quelques années plus tard et j’ai fini par être licenciée pour inaptitude qui pour le coup, a eu cette fois, le dernier mot. A ce moment-là, j’ai traversé une période d’errance totale entre les médecins qui n’arrivaient pas à trouver ce qui me faisait tant souffrir, entre les traitements médicamenteux parfois lourds et qui me faisaient défaillir. Durant cette période, je me sentais au bout de ma vie, au fond d’un grand trou noir, pratiquement dans le vide. J’étais devenue une femme, une mère, une compagne et une salariée inutile. Je me sentais bonne à rien ; j’étais devenue une exclue de la société.

  • UNE DELIVRANCE

Allez ! On se reprend. Je ne veux pas tomber dans un scénario dramatique en écrivant cet article, mais je souhaite juste que mes mots puissent vous interpeller, vous sensibiliser… Même si j’avais touché le fond (sans pull bleu marine), j’étais encore en vie, Dieu merci ! Et là je me suis dit : « Ma p’tite, il va falloir que tu réagisses !  » Je me suis donc mise à prier, méditer et… écrire et à ce moment-là, cela a été une grande révélation. J’écrivais jour et nuit ; surtout la nuit lorsque tout est calme et il s’en passe des choses. Les idées, les mots, les personnages viennent tout seul, comme par magie. Pour moi, cela a été des instants pleins de mystère et de belles énergies. J’ai donc donné vie à un blog et à trois livres. Puis une fois l’inspiration passée, je ne savais plus trop quoi faire… L’épidémie est arrivée et vue l’essor du télétravail, j’ai pensé que c’était peut-être le bon moment d’exercer une activité à domicile en vendant des cosmétiques ; j’ai aussi investi, voir envahi les réseaux sociaux, afin de créer des liens avec les autres. Eh oui, cette histoire de « vouloir vivre à travers l’autre » me colle à la peau.

J’avais l’impression de partir dans tous les sens et je ne finissais jamais ce que je commençais, en lançant sans cesse de nouveaux projets… Et puis, il y a quelques jours, j’ai réalisé que j’étais toujours dans « le faire », dans l’action de toujours vouloir réaliser quelque chose. Peut-être dans le but de me sentir en vie ou de prouver au monde que j’existais bien, malgré la perte de mon travail. Et là je me suis dit : « Ma grande (entre temps j’ai grandi😁), « SOIS ». Alors là c’était The révélation. Pour la première fois de ma vie, je me suis réellement écoutée et c’est une des raisons pour lesquelles, je suis ici avec vous, vous qui me lisez.

J’ai décidé d’être « moi ». Cela sonne bien, non ? C’est peut-être une évidence, mais je vous assure que non. En tous les cas, j’essaie jour après jour. C’est un apprentissage de longue haleine, mais qui en vaut la peine.

Et qu’en est-il pour vous ? Où en êtes-vous dans votre relation avec Soi ?

Je vous retrouve très vite pour mon prochain article. Je ne peux absolument pas vous annoncer le sujet, car vous vous rappelez, je suis « moi » et je fonctionne selon mes envies et mon inspiration du moment😉.

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